Présentation

Les chroniclips !

Powered by Dailymotion 

 

Retrouvez les chroniques sous forme de vidéos sur Dailymotion !

Les Kar'interviews sur Wat tv!

 

Mes chroniques aussi sur...

 

 

 

Ou encore sur ...

 

Lire est un plaisir : journal des chroniqueurs littéraires Brice et Nicky Depasse ! link

 

mais aussi sur...

Le journal culturel du net "Toute la culture .com" link !

 

Autour des livres...

  • Avec "les coucous" de Eva Lunaba
  • Deux très grandes plumes!
  • Avec Brigitte Kernel
  • Concours des éditions Volpilière 2011
  • Marc Lévy
  • Invitée de l'émission Parole d'écrivain

Recherche

Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 08:00

72247328

 

Et puis, Paulette..., de Barbara Constantine

Éditions Calmann-Lévy, mai 2012

 

     La maison de campagne de Ferdinand est bien vide ces deux derniers mois. Son fils, sa belle-fille et surtout ses deux petits fils, P'tit Lu et Ludo dits les Lulus, lui manquent cruellement. Certes, il peut aller les voir, mais ce n'est pas pareil. Sa grande masure bruit du silence de leur absence. Un vide qui a affecté son caractère. Lui autrefois dur à cuire, bourru, est devenu fragile, sensible.

     Une sensibilité qui le rendra réceptif à la détresse de sa voisine, Marceline. Suite à un violent orage, la vieille dame solitaire doit faire face à des infiltrations d'eau énormes, une maison au toit prêt à s'effondrer. Pour les Lulus, la solution tombe sous le sens : leur grand-père n'a qu'à l'inviter à s'installer chez lui. Simple, non? Pour les enfants, oui. Pour les adultes, non. Cela ne se fait pas, un homme qui héberge une femme. Enfin pas trop. Ferdinand réfléchit toute la nuit. Au diable les règles de bienséance, place à la solidarité! Et, puis, ce n'est que provisoire, non? Le temps que la toiture soit réparée. Et Marceline d'emménager dans une des dépendances de la ferme.

     Or non seulement le provisoire va durer, mais à la nouvelle occupante vont s'ajouter Guy le veuf éploré, les soeurs Lumière, une jeune infirmière, un étudiant, des animaux... et puis, Paulette. La ferme vit, vibre, s'anime et s'organise. Un planning, une comptabilité des dépenses et ressources sont même créés, répondant au nom de Solidarvioc . Un nouveau départ est désormais possible pour chacun. Une deuxième chance.

     Alors certes, la vie n'épargne personne, mais l'entraide agit tel un baume lénifiant. Les bonheurs se multiplient et le poids des soucis se divise. « Un pour tous, tous pour un! », tel pourrait être leur credo. 

 

     Barbara Constantine nous offre ici un roman truculent, loin de la caricature et de la mièvrerie. L'entraide intergénérationnelle, la non-fatalité à subir sa vie, cet extraordinaire exemple de prise en charge des personnes âgées par elles-mêmes, sont d'un optimisme contagieux. On rit, on s'émeut, on jubile, on s'attache inéluctablement aux personnages, lesquels nous accompagnent encore bien longtemps, la lecture achevée.

     A lire, à relire, à offrir! Un vrai rayon de soleil !

 

 

 

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 08:00

72247328.jpg

Et puis, Paulette..., de Barbara Constantine

Editions calmann-Lévy, mai 2012

 

Quatrième de couverture :

     Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. A l'évidence, elle n'a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus ( 6 et 8 ans ) lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas...
     Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
     De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette....


Informations pratiques

Prix éditeur : 15,50€

Nombre de pages : 306

ISBN : 978 2702 142 783

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 08:00

9782350871929

Deux zèbres sur la 30ème Rue, de Marc Michel-Amadry

Editions Héloïse d'Ormesson, Avril 2012.

      " Lorsqu'on rêve seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire." Cette citation d'Elder Camara pourrait résumer la phiosophie de cette très belle fable, Deux zèbres dans la 30ème Rue. Ou comment la douce folie d'un homme, Mahmoud, directeur du Zoo de la joie à Gaza, va être le point de départ d'une mobilisation à l'échelle planétaire.

     Mahmoud, dont les deux zèbres viennent de mourir de faim suite à une offensive israélienne, ne peut se résoudre à priver les enfants de l'attraction phare de son zoo. Et de peindre des rayures sur deux ânes. Si les stries ainsi dessinées ne sont qu'illusion d'optique, la joie des enfants est authentique. Un fait divers qui va susciter la curiosité d'un reporter de guerre américain, James. Plus, elle va provoquer chez lui un véritable électrochoc. Ce journaliste, enfermé dans une cuirasse pour se protéger des horreurs de guerre dont il se fait l'écho, sent une faille s'ouvrir dans son armure. Il voit en cette initiative un message d'espoir puissant et contagieux, retrouve foi en la vie, en l'être humain. Et décide de tout mettre en oeuvre pour aider Mahmoud à faire vivre son zoo. Une alliance à priori improbable entre un américain et un palestinien, que l'intelligence du coeur va rendre possible et ô combien vibrante et belle.

      Mahmoud se rend donc à New York, où James va tout mettre en oeuvre pour lui permettre de rencontrer le consul d'Israël. Il s'agit d'obtenir l'ouverture de la frontière afin que «  l'arche », que tous deux sont en train de constituer, puisse se frayer un passage jusqu'à Gaza.

      De New York à Gaza, de Paris à Berlin, un journaliste, un consultant, une DJ et une artiste peintre vont être touchés par ce noble combat et voir leur vie de couple transformée grâce à lui.

      Cette histoire cocasse, récit humaniste, est une invitation à aller jusqu'au bout de ses rêves, à balayer les préjugés quels qu'ils soient. Une incitation à mettre de la magie dans sa vie, que la talentueuse baguette de Marc Michel-Amadry, qui signe ici son premier roman, rend féérique.

      Un roman qui fait du bien et se lit avec délectation.



P. 11 : «  Sans magie, la vie n'est rien. Sans utopie, le cynisme gagne. »

 

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 08:00

    9782350871929.jpg  

Deux zèbres sur la 30ème Rue, de Marc Michel-Amadry

Editions Héloïse d'Ormesson, avril 2012    

 

     Pour remplacer ses zèbres morts de faim, Mahmoud Barghouti, directeur du modeste zoo de Gaza, se résout à peindre des rayures à deux ânes. James, correspondant du New York Times au Moyen-Orient, s'empare de ce fait divers insolite, porteur d'un message d'espoir et de paix. Une chronique dont les échos dépassent les frontières et qui bouleverse les destins. Entre Paris et Berlin, New York et Gaza, d'un ambitieux consultant à une artiste peintre branchée, d'un intrépide journaliste de guerre à une volcanique DJ, deux couples sont réunis grâce à la magie de ces zèbres pas comme les autres.

 

     Bijou d'optimisme, sésame vers le bonheur, Deux zèbres sur la 30ème Rue est une invitation à oser vivre à la hauteur de ses rêves. Un livre qui fait du bien, à mettre entre toutes les mains.

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 14€

Nombre de pages : 115

ISBN : 978 2350 87 1929

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 08:00

9782709642378-G

8 minutes de ma vie, Gilles Bornais

Éditions Jean-Claude Lattès, mai 2012

 

Rêve de chlore ou...de clore?

 

     Dans quelques minutes, Alizée va s'élancer pour tenter de remporter la finale du 800 mètres nage libre aux Jeux olympiques. Une place enviée. Place enviable? Moins sûr. Car dans les bassins d'entrainement, loin de l'ébullition des médias, des déclarations énamourées des fans, des sponsors qui louvoient, se cache une réalité autre. Une réalité que l'auteur, ancien reporter sportif, puis nageur de compétition et entraîneur, connaît bien.

     Pas de place au repos, au moindre relâchement. Entraineur, club, sponsors, médias, fans, amis, famille, tout le monde compte sur la nageuse. Derrière sa confiance affichée, Alizée tremble. Ne pas décevoir, être à la hauteur de son image de championne, gagner, gagner, gagner. Et donc s'entrainer, s'entrainer, s'entrainer. Toujours plus vite. En dépit d'inhumaines souffrances. En dépit de l'épuisement.

     Dans la chambre d'appel, la nageuse s'interroge. Que fait-elle là? Rêve de chlore ou de clore? Désire t-elle vraiment cette médaille ou n'est-elle que le pantin du désir des autres, un robot programmé pour avaler les longueurs sans broncher? Ses rêves de conquête, l'ivresse des chronos, le plaisir de nager semblent avoir bu la tasse, voire s'être noyés dans les flots des entrainements sans fin, des efforts à l'extrême à fournir au quotidien, des sacrifices, de la souffrance et de la solitude.

     Dans huit minutes elle sera fixée sur son sort. Dans huit minutes, elle saura si l'angoisse qui l'étreint aura fait place au soulagement.

     Au cours de ces huit minutes, elle va jouer sa vie.

     Un enjeu terrifiant. P.52 : «  L'or sinon la mort, on en revient toujours là. »

     Si le sort d'Alizée se joue en huit minutes, il suffit de huit millièmes de secondes au lecteur pour plonger tête la première dans l'encre des mots de Gilles Bornais. Un univers impitoyable, des mythes qui sombrent, des rêves qui coulent, on nage dans la réalité violente du monde olympique. Si la nageuse aligne les longueurs, le roman de Gilles Bornais n'en souffre aucune. Très belle performance de l'auteur dans cette course de 203 pages qui se lit en apnée.

 

 

 

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 08:00

9782709642378-G.jpg

 

8 minutes de ma vie, Gilles Bornais

Editions Jean-Claude Lattès, mai 2012

 

Quatrième de couverture : 

 

     La prochaine fois que j’irai pisser, je serai la meilleure nageuse de tous les temps ou une pauvre fille trop grande et trop blonde, sans le bac et pas mal portée sur les garçons. L’Australienne est derrière la porte, livide dans son survêtement vert, la figure lavée d’un sourire d’enterrement. Ai-je moi aussi cette mine de déterrée ? Évidemment. Il n’y a plus que la course qui peut me tirer de là. Un plongeon, seize longueurs, sept cent quarante mouvements de bras, huit minutes et des poussières pour me ramener à la vie.

     Huit minutes d’une finale où se joue le destin d’Alizée. Un état de grâce aux yeux du monde. Mais dans l’angoisse de la chambre d’appel, les muscles revivent déjà les entraînements de fer, les boyaux se tordent et les souvenirs affluent, douloureux et dangereux. Vertige de funambule, ce récit suspendu vous entraîne pour la première fois dans la violence cachée du monde olympique. Une vie de femme et de failles, entre amours, désamour, sacerdoce et faux-semblants.

     Gilles Bornais fut longtemps reporter sportif, nageur de compétition, puis entraîneur. Il est déjà l’auteur de huit romans.

 

Informations pratiques

Prix éditeur : 16€

Nombre de pages : 203

ISBN : 978 2709 642378

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 08:00

1108_35439889926_746954926_900663_8297_n.jpg

 

     Scénariste et écrivain, la lyonnaise Delphine Bertholon est l'auteur des romans Cabine commune (2007), Twist (2008), L'effet Larsen (2010) et Grâce (2012), tous les quatre parus aux éditions Jean-Claude Lattès. Ou encore Ma vie en noir et blanc (2011), roman pour adolescents paru dans la revue "Je bouquine". Une plume vive, un style admirablement maitrisé, une construction parfaite, des thèmes souvent difficiles (la dépression, le deuil, le manque, l'enlèvement, la blessure amoureuse) mais toujours traités sous l'angle de l'espoir, les romans de Delphine Bertholon se vivent plus qu'ils ne se lisent. Vous êtes capturés dans le lasso de ses récits et ne deserrez plus l'étreinte avant la dernière page, happés par l'intrigue, envoûtés par ses personnages.

     Retrouvez la chronique que j'ai consacrée au dernier-né de Delphine Bertolon, Grâce, un thriller familial sur fond de maison hantée, en cliquant sur ce lien : Grâce, de Delphine Bertholon : le murmure des fantômes. Envoutant !

      Avec  beaucoup de gentillesse et de spontanéité, Delphine Bertholon a accepté de participer au Karinotron. Un GRAND merci à elle!

 

Le Karinotron de Delphine Bertholon :

1-Votre livre de chevet

Fragments d’un discours amoureux (Barthes), Amérique (Baudrillard) et La nuit remue (Michaux). Je les feuillette régulièrement, ils me touchent et sont sources d’inspiration. Mais en fait, je lis essentiellement aux terrasses des cafés ; mon lit est plutôt réservé aux films...

 

2- Vos lectures

Surtout de la littérature contemporaine, après avoir lu pendant mes études beaucoup de classiques (formateurs - Hugo et Dostoïevski en tête !) J’ai un faible pour le roman américain (Roth, Oates, Salinger, Brautigan, Easton Ellis, Fante, Safran Foer…), dont j’admire l’ambition romanesque et, souvent, la drôlerie. Je suis également une inconditionnelle d’Haruki Murakami ; si je lis moins les Français (mais je me soigne !), j’aime beaucoup le travail de Régis Jauffret. Murakami et lui ont en commun un sens de l’image singulière, une vision noire et sensuelle de la féminité, un goût des univers mouvants dont je me sens proche.

Terrible, tous ces livres à lire - et tous ceux que je voudrais relire, vu que j’ai une mémoire de poisson rouge. J’aimerais plusieurs vies rien que pour ça !

 

3-Votre façon d'écrire

Je n’écris pas tous les jours, loin de là ; mais quand je travaille sur un roman, lorsque que je suis dans une histoire, je deviens obsédée : j’oublie de déjeuner, je dors avec un carnet, je ne lis plus du tout (mais je vais au cinéma !) Tout ce que je vois, fais ou entends passe dans « l’entonnoir » de la fiction. Concrètement, je « vais et viens » entre mon ordinateur et le café d’en bas ; je rédige un premier jet, puis je l’imprime et re-travaille sur papier. Cette distance entre soi et le texte, au sens physique, m’est nécessaire. Et puis comme ça, je sors de chez moi – d’autant qu’au bistrot, on n’est jamais à l’abri d’attraper un détail (conversation, look ou mésaventure) qui passera dans le fameux entonnoir ! Les écrivains sont aussi des voleurs de vie…

 

4-Votre rapport aux lecteurs

Proche, autant que possible. Si je ne suis pas une grande fan des salons du livre, avec leur côté « foire aux bestiaux », j’aime beaucoup les rencontres en petits comités – librairies, bibliothèques – grâce auxquelles on peut vraiment rencontrer les gens, échanger… Je me suis rendue compte que je comprenais beaucoup mieux mes livres grâce aux lecteurs, à leurs remarques, leurs questions… On écrit, en partie, pour soi ; mais pas que, sinon on se contenterait de tenir un journal. Etre compris par l’autre, l’avoir touché, amusé, intéressé, ou même énervé - en cela réside aussi (surtout ?) le bonheur d’écrire.

 

5- votre prochain livre

Les deux prochains livres que je lirai seront à coup sûr 1Q84, tome 3, et Claustria de Régis Jauffret. Le prochain que j’écrirai…n’existe pas encore. Grâce est sorti il y a peu et j’ai toujours besoin, entre deux textes, d’un sas de décompression. Je m’investis si profondément dans mes personnages qu’il me faut, chaque fois, un peu de temps pour m’incarner dans d’autres…

Par Koryfée - Publié dans : Le Karinotron avec...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 08:00

des_chiffres_et_des_litres_01.jpg

Des chiffres et des litres, Rachid Santaki

Editions Moisson rouge, Mars 2012


Quatrième de couverture

     Alors que s'achève la construction du Stade de France et que s'annonce la prochaine coupe du monde de football, Saint-Denis s'apprête à vivre une furieuse bataille pour le contrôle du trafic de drogues, opposant caïds à l'ancienne et jeunes rageux.
     Hachim est un ado brillant, bon élève, curieux. Passionné de culture Hip Hop, il se destine à une carrière de journaliste spécialisé. Pourtant, les logiques de quartier, sa situation familiale et son admiration pour Houssine, caïd de Saint-Denis et figure paternelle, lui feront embrasser une autre voie. Mais dans les pas de son mentor, il se rendra compte, trop tard, qu'il n'est pas taillé pour ça.

     Parcours initiatique, récit poignant d'une destinée déraillée, Des chiffres et des litres nous plonge dans le Saint-Denis en ébullition de 1998. Tandis que Zidane et les Bleus font rêver les Français, l'argent fait tourner la tête des jeunes ambitieux. Entre caïds, soldats, flics ripoux, trahisons, règlements de compte, prison, combats de chiens, il faut être le plus malin pour rester en vie.

 

L'auteur : 

     Ancien éducateur sportif de boxe thaïlandaise, fondateur du magazine 5Styles, et lauréat du prix Espoir de l'économie de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris en 2006, Rachid Santaki est très impliqué dans l'associatif et a ainsi cofondé le Syndikat et Saint-Denis Positif. Il a publié Les Anges s'habillent en caillera, son premier roman, en 2011.

 

 Et voici d'ores et déjà la vidéo associée à ce roman, vidéo mise en chanson par Mac Tyer ! Ou quand littérature, musique et cinéma s'unissent pour le meilleur !

Informations Pratiques : 

Prix éditeur :   16,50€

Nombre de pages : 239

ISBN : 979 1090 478022

 


Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 08:00

9782081263031

Si tu existes ailleurs, Thierry Cohen

Editions Flammarion, mai 2012

 

Une énigmatique prophétie

 

      Il lui lâcha la main et traversa la route. Crissements de pneus. Coups de klaxon. Cris. Parvenu sur le trottoir d'en face, l'enfant se retourna. Sa maman gisait sur la route, tuée par une voiture en voulant le rattraper. En une poignée de secondes, son enfance et son insouciance ont été fauchées.

      Trente ans plus tard, la blessure de Noam demeure béante, son sentiment de culpabilité prégnant. Certes, il y a bien eu une éclaircie dans le ciel de son âme sombre, avec ce philosophal amour pour Julia. Mais ce rayon de soleil dans sa vie a été bien fugace. Julia l'a quitté. Et sa vie de n'être que survie au milieu de ses vieux démons, de ces angoisses qui l'oppriment comme un étau, de ces manques affectifs qui le privent d'oxygène. Il les consigne dans son carnet de confidences, tente d'exorciser ses maux en les habillant de mots. En vain. Noam se résigne à ce que l'avenir se colore aux teintes noires du passé. Comme une fatalité à laquelle il ne peut échapper.

      Pourtant, les propos étranges de sa nièce Anna, âgée seulement de trois ans, vont provoquer un séisme dans son existence : «  Tu vas mourir du coeur en même temps que cinq autres personnes. » Que veut-elle dire? Faut-il accorder un quelconque crédit à la déclaration de la fillette? D'où lui vient cette soudaine « illumination »? Déstabilisant. Incongru. Effrayant.

      Noam tente de se rassurer. Mais lui qui est déjà hanté par des idées morbides ne peut échapper à ceux de l'annonce de sa mort. Il les rejette à grands renforts de raisonnements, ils lui reviennent tel un boomerang. Et de décider d'investiguer. Et de devenir à ce moment-là acteur de sa vie. Enfin.

      Une psychologue aux pratiques singulières, Linette Marcus, lui assure que l'annonce de sa nièce n'a rien d'ubuesque mais repose sur une théorie avérée: la prophétie des innocents. Dans notre monde où l'agressivité, la rivalité, la lutte pour le pouvoir se substituent souvent à l'entraide, aux relations pacifiées, à l'amour, les prophètes n'ont pour seul recours que les enfants et les handicapés, âmes nobles et pures par excellence, pour transmettre leurs messages. Anna aurait donc été « élue » pour lui délivrer une vérité.

      Entre mysticisme et cartésianisme, Noam se bat pour découvrir la clef du mystère, retrouver ses cinq autres compagnons d'infortune. Une course contre la montre s'engage dans laquelle le lecteur s'engouffre en apnée. Impossible de reprendre son souffle. Impossible de quitter Noam des yeux. Impossible de reposer le roman avant la fin.

      La construction est magnifique et d'une maitrise remarquable. Cette alternance entre présent et passé, carnet de confidences et propos mystérieux de cette personne qui demeure inconnue jusqu'à la toute fin, est menée avec brio. Ce n'est plus un mais plusieurs mystères qui s'entremêlent, qui attisent tels des soufflets puissants le feu de notre curiosité. On s'embrase avec Noam, on a envie de comprendre, de savoir, on tremble, on s'émeut, on s'attendrit. On devient le caméléon des émotions, riches, véhiculées par l'auteur.

      Pas de doute, Thierry Cohen est un passeur d'émotion extraordinaire. A lire !!!


Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 08:00

vincent-copie-1.jpg

Mon père, c'était toi?, de Vincent Pichon-Varin,

Editons du Cherche Midi, mai 2012

 

En quête de « re-père ».

 

       Quelques mots ce matin-là suffisent à réveiller ses maux. Quand Gilles relève le courrier et trouve une lettre adressée par un notaire normand, une étrange prémonition le gagne. Et si cette lettre avait un rapport avec l'Absent? Car Gilles, malgré une vie de couple épanouie, une petite fille adorable, n'a jamais cicatrisé de cette blessure invisible mais ô combien térébrante : l'absence d'un père. Il a dû de fait grandir sans ce tuteur paternel. Faute de l'avoir connu, Gilles est devenu un quadra hypersensible, abandonnique, dénué de cette armure si belle et si puissante que constitue l'amour d'un papa.

     Mélange d'impatience et d'appréhension. Ce rendez-vous chez le notaire pourrait-il avoir un rapport avec son géniteur, pourrait-il lui fournir les pièces manquantes du puzzle de ses origines? Car les éléments fournis par sa mère Monica lorsqu'il avait 13 ans sont bien maigres et ce sujet tabou depuis.

     Alors... Alors Gilles prend ce train vers Saint-Aubin, et découvre qu'un certain Pierre Chantôme, récemment décédé, lui lègue ses biens, au nombre desquels un somptueux manoir. Pierre Chantôme, son père. Enfin un nom sur l'Absent. Enfin un repère. Enfin un manque en partie comblé. Et Gilles de décider de s'installer avec toute sa tribu dans cette vaste demeure : sa femme Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq colocataires octogénaires qui vivent avec cette dernière. Le mystère de ses origines est désormais résolu. Gilles respire.

     Mais ce soulagement est de courte durée. Très vite, apparaissent des éléments troublants. Pas de photo dudit père, un manoir dont le choix des éléments présents semble avoir fait l'objet d'une mise en scène, des voisins étonnés de l'existence d'un fils caché, des proches du défunt qui ne trouvent aucune ressemblance physique entre Gilles et ce Pierre Chantôme, une affiche de spectacle retouchée... Loin de s'éclaircir, le mystère s'épaissit. Mais si près du but, Gilles ne saurait s'avouer vaincu.

     Et de mener son enquête.

     Avec un style parfaitement maitrisé, une écriture fluide et rythmée, Vincent Pichon-Varin nous entraine dans cette quête des origines, en compagnie de personnages indiciblement attachants. Un roman qu'on ne lâche pas des mains.

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés