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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 08:00

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     Grégoire Delacourt m'a accordé une interview à la faveur de la parution le 1er février de « La liste de mes envies », son deuxième roman aux éditions JC Lattès.  Un roman juste...éblouissant. Rencontre émouvante avec  "L'écrivain de la famille"  du Talent avec un T majuscule.

 

- Karine Fléjo : Plantons rapidement le décor. L'héroïne est une femme de 47 ans, Jocelyne, surnommée Jo, mariée à Jocelyn depuis plus de 20 ans dans la ville d'Arras. Une femme bienveillante, de bonne volonté, qui sait voir et apprécier les bonheurs du quotidien dans leur plus simple expression : son mari qu'elle aime inconditionnellement, ses enfants, sa mercerie, les moments passés avec ses amies jumelles, les échanges qu'elle entretient avec les lectrices de son blog « dixdoigtsdor ». Et soudain, soudain elle gagne à l'Euro Millions. Elle dresse alors avec une certaine gradation trois listes : celle de ses besoins, de ses envies et de ses folies. Mais quel usage en fera t-elle finalement? Nous laisserons le soin au lecteur de le découvrir. On peut à priori tout s'acheter avec 18 millions d'euros. Mais Jo est très lucide. « Je possédais ce que l'argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire. Le bonheur. » Pensez-vous que si nos besoins, « nos petits rêves du quotidien » pour vous citer, peuvent être tous assouvis, alors on perd le sel même de l'existence, ce que Victor Hugo traduisait à sa manière en disant que « C'est par le réel qu'on vit, c'est par l'idéal qu'on existe » ?
- Grégoire Delacourt : Ce sont tous les petits bonheurs quotidiens qui font qu'on tient debout, qu'on a du plaisir à vivre. Les grands objectifs, les grands idéaux de vie, la passion, tout cela reste abstrait, ce sont des rêves, ce n'est pas ce qui nourrit au quotidien. Or on a besoin de repères en permanence ancrés dans la vie de tous les jours : emmener son enfant à l'école, faire la révision de la voiture, etc. Les rêves, il ne faut pas tous les réaliser,  c'est rendre beau ce qui ne l'est pas. Si toutes les femmes étaient belles, si tous les hommes étaient beaux et gentils, si toutes les voitures étaient silencieuses, on s'ennuierait comme des rats morts !


- KF: Cela pose la question de savoir si ce qui est essentiel à notre bonheur s'achète ?
- GD : Non, cela ne s'achète pas. Vraiment. Rien ne s'achète, à part les choses mauvaises. On reçoit les choses. Après elles déçoivent ou pas, on les accepte ou pas, mais on n'achète pas. Bien sûr, les chômeurs, ceux qui n'ont pas d'argent, vivent moins bien que ceux qui en ont, mais ce n'est pas de cet argent-là dont je parle, c'est de ce qu'il est possible de faire dans la métaphore.
- KF : Jo se rend compte en effet, que ce qui est le plus important à ses yeux, ce qui contribue le plus fortement à son bonheur, elle ne peut pas l'obtenir avec de l'argent. Elle cite notamment ce passage de son journal intime :  «  J'aimerais avoir la chance de décider de ma vie; je crois que c'est le plus grand cadeau qui puisse nous être fait » rejoignant Frédéric Dard  et son « Etre est plus important qu'avoir. Le rêve c'est d'avoir de quoi être. » Décider de sa vie, n'est-ce pas là que se trouve le plus grand luxe de l'existence, bien éloigné des considérations fiduciaires ?
- GD : Oui, car décider de sa vie n'a rien à voir avec l'argent. Décider de sa vie, c'est décider de dire « Je ne suis pas heureuse avec quelqu'un, je m'en vais ». C'est l'anti-syndrôme de la femme battue qui dit toujours « ça ira mieux demain ». Décider de sa vie c'est choisir d'être libre, c'est choisir son propre équilibre, le respect de soi-même à ses propres yeux. Et surtout décider de ce que l'on ne veut plus... Cela rejoint le sujet de « L'écrivain de la famille » (JC Lattès 2010) qui n'a pas décidé de son destin.


- KF : Jo est en quelque sorte une fragilité forte. La vie ne l'a pas épargnée et pourtant, elle est heureuse, positive, généreuse. Elle puise sa force dans le regard qu'elle porte sur elle. Elle sait ne pas répondre aux canons de la beauté, avoir des kilos en trop, la chair flasque, mais quand elle se regarde dans le miroir, elle se sent belle dans son regard. Et cette beauté la rend heureuse, lui donne une force à même de surmonter les aléas du quotidien. Une des clefs du bonheur passe t-elle selon vous par le regard que nous portons sur nous-mêmes, par cette capacité que nous avons ou pas à nous aimer tels que nous sommes?
-GD :  C'est très juste. Je crois qu'on est très dur avec soi-même car on a été habitué à vivre avec le regard des autres : parents, amis, les codes, les rites, la mode,... Si on arrive à faire abstraction du regard des  autres et qu'on essaye de voir son vrai soi et ce que l'on a de bien, alors on se rend compte qu'il y a une belle personne en tout le monde. On se donne des forces, de la joie. Toujours cette notion d'équilibre. On décide de sa vie : je suis comme je suis, je vais faire avec. On se donne du bonheur. Et le bonheur rend beau. Une femme belle est d'abord une femme heureuse.
-KF : "Etre heureux, c'est être beau dans le regard des autres". Jo a cette beauté-là, elle incarne ce désir de rendre sa vie jolie. Elle l'enjolive notamment via l'écriture. L'écriture, très présente dans votre premier roman avec Edouard qui a rédigé ses 4 premières rimes à l'âge de sept ans et en lequel sa famille voit un génie littéraire. Edouard dont le père dit à ce titre qu' Ecrire guérit. Ici, Jo tient un journal intime les 17 premières années de sa vie, puis tandis qu'elle tient sa mercerie, décide de renouer avec l'écriture via un blog sur le tricot, la broderie, blog qui est un vif succès et la source d'échanges multiples et bienfaisants avec ses lectrices. L'écrit a t-il un rôle curatif ?
-GD : En ce qui me concerne, l'écriture me rend très joyeux. J'écris avec une vraie joie, une grande excitation, c'est très très agréable. Il n'y a pas de douleur. Chez moi l'écrit n'est pas une sorte de psychanalyse. Il faut d'ailleurs que je précise pourquoi Jocelyne écrit et tient un blog : c'est à cause de vous avec votre blog Koryfée et de deux ou trois autres blogueuses. Parce qu'à la faveur de mon premier livre, j'ai découvert cet univers des blogs, où vous racontez votre passion pour les livres avec des mots qui donnent envie de lire, de prendre le livre en mains, et qui, quand on voit les commentaires, rendent plein de gens heureux. Jo va se servir de ce blog pour créer du lien social, pour créer une communauté de gens qui parlent de choses réelles (points de croix,  tricot, …), qui s'unissent autour d'une passion et se donnent du bonheur.


- KF : Dans ce roman, vous vous glissez dans la peau d'une femme. Les émotions véhiculées, le ressenti, le ton sont d'une justesse chirurgicale au point qu'on en oublie complètement que c'est un homme qui tient la plume ! C'est une véritable ode aux femmes.
- GD : Écrire à la place d'une femme me fascinait. Avoir l'impudeur de laisser ma part féminine, de laisser une tendresse d'homme, des larmes sortir sans être accusé de légèreté. Car il y a quelque chose qui me fascine dans la représentation des femmes à travers la littérature et le cinéma, c'est que les femmes peuvent mourir d'amour. Pas les hommes. Ça m'intéressait de croiser et de poser la question pour une fois : est-ce qu'un homme pourrait mourir d'amour s'il n'est pas aimé, s'il est trahi? Et est-ce qu'une femme pourrait vivre sans? Ou vice-versa? Est-ce qu'on peut encore mourir d'amour aujourd'hui? L'homme est fait pour la convoitise, la comparaison, la possession. Les femmes ne veulent pas posséder, elles veulent partager. Tout le malentendu est là...

    Vous l'aurez compris, à travers l'héroïne Jocelyne, ce roman est un magnifique hommage aux femmes, un roman d'une sensibilité aussi vibrante que belle. Plus qu'un coup de coeur, ce roman est un véritable coup de foudre. Un rendez-vous à ne pas manquer le 1er février en librairie !

Site de l'auteur : http://www.gregoiredelacourt.com/

Copyrignt (c) : Karine Fléjo pour Les chroniques de Koryfée

Par Koryfée - Publié dans : Kar'Interview audio
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 14:35

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La liste de mes envies, de Grégoire Delacourt

Editions J.C Lattès, février 2012

 

Quatrième de couverture :


     Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu'elle peut désormais s'offrir ce qu'elle veut, elle se pose la question : n'y a t-il plus beaucoup à perdre ?

     Après L'écrivain de la famille, couronné par de nombreux prix (parmi lesquels le prix Pagnol et le prix Carrefour du Premier Roman), Grégoire Delacourt déroule une histoire folle et forte d'amour et de hasard. Une histoire lumineuse aussi, qui nous invite à revisiter nos envies.

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 16€

Nombre de pages : 186

ISBN : 978 2709 638 180

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 07:30

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Mon coeur de père, Marco Koskas

Editions Fayard, récit, janvier 2012

 

De l'amour d'un père.

    Dans ce magnifique récit livré sous forme de journal, Marco Koskas nous fait partager ses tourments, son amour, ses inquiétudes de père. Ceux qu'éprouvent un papa se définissant lui-même comme « juif-buissonnier », face à la décision imparable de son fils âgé de 16 ans de devenir juif orthodoxe. Fiston, comme il le surnomme affectueusement, a pour cela décidé d'aller dans une pension en Israël, une yéchiva à 4 kilomètres seulement de Gaza. A portée des tirs de roquettes...
   Et l'auteur de trembler.


    Une décision que le père respecte. Mais une conviction religieuse et une détermination qui suscitent en lui autant de craintes que d'admiration. Alors il cherche à comprendre pourquoi ce refuge dans la religion. Fiston y cherche peut-être des repères stables, repères fournis par ces rituels immuables des prières? Des repères qu'il ne trouve pas dans le couple parental déchiré, entre sa mère à la vie sentimentale chaotique et son père artiste. Comprendre pour ne pas perdre le lien. Accepter malgré les conflits qui se multiplient entre le père et le fils au sujet de la doxa religieuse. Un rapport de forces permanent où chacun campe sur ses positions. Coups de gueule parfois. Amour toujours.
    Des chroniques quotidiennes qui ne sont pas uniquement l'objet de cette relation père-fils. Dans ce  journal, l'auteur nous dépeint aussi Israël et la vie à Tel Aviv. Des cafés, des restaurants et des plages qu'il aime fréquenter, en passant par les Telavivoises bobos avec leur petit toutou, ses amours, sa vie d'artiste, le déracinement de sa Tunisie natale, le tableau est riche et vivant.

    Avec "Mon coeur de père", Marco Koskas nous livre une magnifique ode à l'amour. Celle d'un père pour son fils. Celle de Marco pour Moshe.

P. 131 : «  C'est un garçon extraordinaire, je ne le sais pas assez. Il aurait pu mal finir, devenir un petit voyou, se défoncer, mais il est juste habité par une fois inébranlable. »

 


Informations pratiques :

Nombre de pages : 200
Prix éditeur :16€

ISBN : 978 2213 668 475

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 08:00

  gregoire3.jpg

- Envie de couleurs dans la grisaille?
- Envie de chaleur humaine en ces frimas hivernaux?
- Envie de sensibilité sans mièvrerie?
- Envie de vous poser au lieu de courir?
- Envie de douceur dans ce monde rude ?
- Envie d'espérer malgré les épreuves?
- Envie de lumière à l'aube du crépuscule?
- Envie de tendresse?
- Envie de vous sentir merveilleusement en vie?
- Envie d'être entouré de bienveillance?
- Envie de croire en la vie?
- Envie d'avoir envie?
- Envie de passer un moment délicieux?
- Envie de recevoir du bonheur?
- Envie d'être ému?
- Envie d'être transporté?
- Envie d'être émerveillé?
- Envie d'être ébloui?
- Envie de vous plonger dans un excellent roman?
- Envie de vous envoler sur les ailes d'une superbe plume?
- Envie de faire la connaissance de... Jocelyne?


    
Alors assouvissez toutes ces envies simultanément en lisant l'ÉBLOUISSANT second roman de Grégoire Delacourt aux éditions JC Lattès !
     Et inscrivez en tête de liste de vos envies, celle de vous ruer à la librairie la plus proche le 1er février pour l'acheter. Son titre ?  La liste de mes envies  !!!

 

Informations pratiques :

Prix éditeur :16€

Nombre de pages :185

ISBN : 978 2 709 638180

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 07:30

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     Agnès Abécassis est une femme aussi généreuse que talentueuse. On ne compte plus les couleurs à la palette de son talent. Journaliste et chroniqueuse littéraire pour divers magazines, romancière, auteur de BD, illustratrice, scénariste, je ne peux que vous inviter à aller visiter son site, lequel vous permettra de découvrir son actualité et ses ouvrages :  

www.agnesabecassis.com
     
     Agnès Abécassis a accepté avec beaucoup de spontanéité et d'enthousiasme, de répondre au "karinotron". Ou cinq questions pour appréhender un peu mieux l'univers de l'auteur :

 

1 - Votre livre de chevet :
Un guide du routard, car j'ai une soif immense de voyages et d'exploration.

2 - Vos lectures :
Tout ce qui me permet de passer un bon moment, sans distinction. L'important, c'est l'évasion, l'essentiel c'est d'être happée par une bonne histoire. Thrillers, classiques, ou romans contemporains, je ne peux pas rester une seule journée sans lire.

3 - Votre façon d'écrire :
Beaucoup d'appréhension, beaucoup de réflexion, beaucoup de modifications, et au final, beaucoup de délectation.

4 - Votre rapport aux lecteurs :
J'ai besoin d'aller à la rencontre de mes lecteurs. Ils sont mon énergie, car leur enthousiasme alimente mon inspiration et adoucit mes angoisses. L'écriture étant un sport très solitaire, c'est bon d'échanger avec des partenaires en chair et en os au gré des dédicaces.

5 - Votre prochain livre :
En cours de rédaction. Et déjà en retard, comme d'habitude !

 

 

Par Koryfée - Publié dans : Le Karinotron avec...
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:00

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Virginia et Vita, Christine Orban
Éditions Albin Michel, Janvier 2012

Le soufre

      En 1927, Virginia Woolf publie «  To the light house » (La promenade au phare), ouvrage qui rencontre un succès respectable et permet au couple qu'elle forme avec Léonard, son mari éditeur, de souffler un peu dans leur modeste demeure de Monk's House. Sujette à des troubles bipolaires, alternant phases d'excitation créatrice et de dépression, Virginia trouve en son mari un être dévoué, aimant, bienveillant à son endroit. Et refuse de se soigner, convaincue que c'est de cette folie que vient son génie, son imagination.


     Et pourtant, malgré la prévenance constante de Léonard, c'est vers l'écrivain Vita Sackeville-West que se portent les élans de Virginia.  La sulfureuse aristocrate, dont le magnifique château familial de Knole se situe proche de chez Virginia, suscite la fascination, l'admiration et l'amour de cette dernière. «  Aime-moi, si ma raison m'ordonne de m'éloigner de toi, mon coeur et mon corps te supplient de rester là, à t'aimer; aime-moi. » Un amour dont leurs maris respectifs auront connaissance, formant ainsi deux couples aux moeurs bien en avance pour l'Angleterre puritaine des années 1920.


     Léonard, qui vit cette relation douloureusement, va devoir cependant faire face à plus grande épreuve encore : Virginia décide de dédier son prochain roman à son amante, de faire d'elle sa muse, son inspiratrice. Lui qui s'est juré en épousant Virginia, de lui tenir la main sur son chemin d'écrivain, subit un terrible affront : il va devoir publier le récit de la passion tourmentée entre ces deux femmes. «  Il fallait que Virginia expulse Vita, qu'elle la traite comme un sujet, la construise comme un chapitre, l'étale comme une phrase. » Un amour scandaleux pour l'époque qui oblige Virginia à biaiser : Vita se cachera derrière Orlando, personnage androgyne principal du roman éponyme. Orlando, une oeuvre à la fois biographique et imaginaire, vibrante déclaration d'amour à Vita, où passion et jalousie dansent une valse endiablée.

     Dans Virginia et Vita, Christine Orban transforme à son tour Virginia Woolf en héroïne de roman et dresse d'elle un portrait incroyablement juste et vivant, celle d'une femme en proie aux affres de la passion et de la création.


Informations pratiques :
Prix éditeur : 17€
Nombre de pages : 233
ISBN : 978 2226 238 450

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 15:46

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Mon coeur de père, de Marco Koskas

Récit, Editions Fayard janvier 2012

 

Quatrième de couverture :

 

     Mais qu'est ce qu'ils ont, les jeunes d'aujourd'hui, à vouloir être plus religieux que leurs parents?... Dans cette histoire, le père est un "juif buissonnier", le fils un juif au pied de la lettre. Et la mère? dira t-on. Elle n'est pas du tout juive, voilà quand même l'origine du problème. Alors pour devenir juif à part entière, fiston entame en bonne et due forme une conversion sous la houlette tatillonne du Consistoire Israélite de Paris. Au bout de trois ans, les rabbins le déclarent enfin juif pour de bon et il s'en va poursuivre ses études en Israël. dans une pension orthodoxe. A deux pas de Gaza. A portée de roquettes Quassam. Le père peut alors trembler tandis que Fiston s'épaissit le cuir... Que ce soit à Tel Aviv ou à Paris, les conflits ne manquent jamais entre "l'orthodoxe " et son papa. L'amour non plus. Les fous-rires aussi, mais c'est plus rare... Pour raconter ce conflit, Marco Koskas a choisi la forme du journal - une sorte de chronique quotidienne des questions existentielles.


Informations pratiques :

Nombre de pages : 200
Prix éditeur :16€

ISBN : 978 2213 668 475

 

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 08:00

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Virginia et Vita, de Christine Orban

Editions Albin Michel, Janvier 2012


  Quatrième de couverture :

     En 1927, Virginia Woolf qui vient de publier La promenade au phare vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West dont le célèbre chateau paternel de Knole se situe tut près de Monk's House, la modeste demeure de Virginia et de son époux l'éditeur Léonard Woolf. De sa fascination pour Vita, de l'abîme entre sa vie de bohème et le faste de l'excentrique aristocrate, va naître le personnage d'Orlando. La relation amoureuse s'est métamorphosée en création littéraire.

 

     Dans ce roman où tout est dit de la passion et de la jalousie, Christine Orban évoque en mélodie subtile la complicité de deux femmes exceptionnelles, puissantes et fragiles qui marient à leur manière amour et création.

 

Informations pratiques :

Prix éditeur :17€

Nombre de pages : 232

ISBN : 978 2226 238450

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 08:00

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Veuf, de Jean-Louis Fournier
Éditions Stock, décembre 2011

La saveur du bonheur

     « Il faut essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple » disait Prévert. Voilà qui pourrait être le credo de Jean-louis Fournier. Que le propos soit grave, douloureux comme dans le cas présent avec ce récit autobiographique Veuf, mais aussi dans Où on va papa ? ( Éditions Stock 2008), l'auteur réalise le tour de force de ne jamais verser dans le pathos. Mieux, la perte de sa compagne en novembre 2010, après 40 années de vie commune, est l'objet d'une ode à l'amour emplie d'humour, de dérision. La quatrième de couverture, qui est aussi la première phrase du récit donne à ce titre le ton : «  Je suis veuf. Sylvie est morte le 12 novembre. Cette année, on n'ira pas  faire les soldes ensemble. »


     Tandis qu'il évoque ces tranches de vie avec celle  qui n'est plus, des balades au bois de Vincennes, aux voyages en traction décapotée, en passant par les brillants documentaires qu'elle a réalisés, les souvenirs se raniment sous sa plume, redonnent consistance et chair à ce bonheur qui n'est plus. Et s'il est un poncif de dire que le bonheur se reconnaît au silence qu'il laisse quand il part, l'auteur se refuse à se laisser aller. La vie est, doit rester belle, malgré les épreuves qui la jalonnent. La vie est, doit rester belle, malgré la tentation, humaine, de baisser les bras face à d'inhumaines douleurs.

     Une écriture sans fioriture, simple, juste, limpide, élégante. Un style efficace. Si Jean-Louis Fournier dit volontiers de lui qu'il écrit comme il parle, qu'il « a de l'encre dans la bouche », il a indéniablement un rare talent : celui de faire sourire de ce qui d'ordinaire accable.
Un hymne à l'amour, à la vie, à l'amour de la vie.


     Extrait P. 30 : Elle croyait en moi, et grâce à elle, j'ai commencé à y croire. A l'époque, j'étais presque rien, maintenant, je suis presque quelque chose.

Informations pratiques :
Prix éditeur : 15,50€
Nombre de pages : 157
ISBN : 978 2234 070899

Par Koryfée - Publié dans : Lu par Koryfée
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 08:00

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Veuf, de Jean-Louis Fournier

Editions Stock, décembre 2011

 

Quatrième de couverture :

     "Je suis veuf. Sylvie est morte le 12 novembre. C'est bien triste. Cette année, on n'ira pas faire les soldes ensemble."

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 15,50€

Nombre de pages :157

ISBN : 978 2234 070899

Par Koryfée - Publié dans : En cours de lecture
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